Les États-Unis viennent d’annoncer des restrictions de visas et révocations visant deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) ainsi que leurs proches familiaux immédiats. La raison officielle : leur implication présumée dans le soutien et l’opération de gangs haïtiens et autres groupes criminels.
Cette mesure tombe à un moment de tension extrême entre le CPT et la Primature. Depuis plusieurs jours, une majorité de conseillers-présidents (5 sur 9) maintiennent une résolution pour révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, malgré les avertissements répétés de Washington et d’autres puissances étrangères. Le 21-23 janvier 2026, des tentatives de destitution ont été confirmées, avec des propositions pour un intérim de 30 jours après le 7 février (fin du mandat du CPT).
Ces sanctions s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’administration Trump pour punir ceux qui, selon Washington, sapent la stabilité et favorisent indirectement les gangs . Elles interviennent alors que les États-Unis ont explicitement condamné toute tentative du CPT de changer la composition du gouvernement à ce stade avancé du mandat, qualifiant cela de « manœuvre déstabilisatrice favorable aux gangs ».
La communauté internationale (USA, ONU, etc.) presse pour respecter l’échéance du 7 février sans vide politique ni changements unilatéraux. Des partis comme UNIR et OPL appellent au dialogue, tandis que l’opposition exige le départ de toutes les autorités de transition.Ces tensions paralysent la lutte contre les gangs et l’organisation des élections, dans un pays où la violence criminelle et humanitaire atteint des niveaux records.
Les restrictions de visas (interdiction d’entrée aux USA) touchent les individus et leurs familles, limitant leur mobilité et envoyant un message clair : les États-Unis sanctionneront ceux qui entravent la stabilisation. Cela pourrait accentuer les divisions au CPT et compliquer la fin de mandat imminente.
